RFI, histoires de Découvertes au Cameroun

[03-08-2010]

Depuis la création du concours il y a 29 ans, plusieurs artistes du pays y ont brillé.

 

TOUS DES HEROS. Les lauréats ou finalistes camerounais aux différentes Prix RFI depuis 1981 ont chacun un trait particulier qui les a propulsés dans l’histoire du concours et dans l’estime du public au berceau des leurs ancêtres.

 

ndiaye jeannetteJeannette Ndiaye, 1981. C’est la toute première édition du concours, et la Sénégalo-congolo-camerounaise produite par Jojo Ngallé décroche le Prix des Producteurs grâce au titre « Mut’a Mbambe ». Une sacrée performance pour celle qui s’était inscrite à l’Ensemble national du Cameroun cinq ans plus tôt.

 

ottou marcellinOttou Marcellin, 1982. Une guitare sèche sous le bras, le jeans pour habit de lumière, un timbre vocal limpide et des textes d’une rare intelligence. Le natif de Yaoundé s’interroge : « Où va l’Afrique ? » Le jury n’y résiste pas et lui abandonne les clés du concours. A ce jour, c’est sans aucun doute la victoire la plus retentissante jamais enregistrée par un Camerounais à cette compétition. 

 

Charles Ewandjè Epée, 1983.

Double K, 1984.

René Zogo Menyé, 1985.

Trois présences camerounaises sur le podium, trois années d’affilée. Avec la victoire d’Ottou Marcellin en 1982, cela fait quatre ans de domination. Pourtant, ces trois artistes resteront comme les lauréats les plus discrets.

 

ambiana-yolandeYolande Ambiana, 1988. La métisse a d’abord rencontré la célébrité comme speakerine de la télévision nationale. Souriante et enjôleuse, elle crève l’écran avant d’envouter les tympans de Nkembe Pesauk, le pape des studios de l’époque. Avec la chanson « Kundé », elle tire à l’extrême sur ses cordes vocales pour gagner le concours. Elle aura la carrière la plus courte de tous ces lauréats puisqu’elle se retire de la scène quelque temps après, une exigence semble-t-il du célèbre avocat qu’elle a épousé dans la foulée. 

 

mbende sam Sam Mbendé, 1990. Sa force : faire chanter les autres. De préférence des femmes à la voix suave et puissante. Avec Alexia Waku et leur duo « Deep in my heart », il enlève le Prix RFI du meilleur arrangeur. En 1999, il est le directeur artistique et producteur exécutif d’ «Etam », une œuvre qui vaudra au jeune groupe Macase le Prix RFI Musique 2001. Une coïncidence ? 

 

ebelle2 dicoGermaine Ebelle, 1991. Une des histoires les plus tristes dans cette saga des lauréats. Alors qu’elle a explosé en faisant une première partie de Youssou Ndour sans album sur le marché, la chanteuse tombe malade cinq jours après avoir gagné le Concours RFI Cameroun qui lui ouvrait les protes de spectacles dans 48 pays à travers le monde.

 

 

mbassi coco Coco Mbassi, 1996. Auteur compositeur interprète de makossa et de variété, elle est de tous ces lauréats celle qui aura appris auprès de très grands noms de la musique pour qui elle officie comme choriste : Manu Dibango, Salif Keita, Umu Sangaré. Particulièrement inspirée quand il s’agit de world music, elle remporte logiquement le Prix RFI Musique du Monde en 1996.

 

nyolo sally blackSally Nyolo, 1997. Probablement la plus éclectique de tous. Une palette technique au-dessus de la moyenne. Elle a été membre du groupe de polyphonies vocales Zap Mama. Puis un des meilleurs porte étendards du bikutsi dans le monde. Lauréate du Prix RFI Musiques du monde, elle est assoiffée d’authenticité. Elle a demandé à sa mère de ne plus lui parler qu'en langue eton.   

 

 

gino-sitsonGino Sitson, 2000. Le son "jazzy" et hyper inspiré de Pierre-Eugène Sitchet place la barre haut, avec des polyphonies et polyrythmies vocales particulièrement audacieuses. En 1996, un magazine de jazz français le classe parmi les 21 meilleures ventes du joli mois de mai. Il est sans doute le lauréat le plus auréolé de récompenses au moment d'enfiler la tunique de finaliste au concours Découvertes RFI.

 

macaseMacase, 2001. C’est le premier groupe à gagner un Prix RFI. En 1999, ces jeunes gens fans de world music prennent le risque de sacrifier leurs études pour suivre la musique, un métier maudit en ces temps où le pays sort d’une violente crise économique accentuée par l’essor de la piraterie. Leur victoire est la plus polémique jusqu’à ce jour puisque le Prix leur a été retiré suite à une plainte de leur producteur Sam Mbende. Motif : ils se seraient présentés sans le prévenir.

 

blick-bassyBlick Bassy, 2007. Finaliste flamboyant avec son titre « Donalina », battu par la jeune Tchadienne Mounira Mitchala, l’ancien chanteur du groupe Macase a su lancer sa carrière solo à l'international, très peu de temps après s'être séparé du groupe qui ne partageait pas son désir de grands espaces. Il est sans doute celui qui a le mieux capitalisé une présence en finale, une logique qui est en train de faire école.

 

fotso_kareyceKareyce Fotso, 2009. L’explosion la plus forte. Un passage de la semi-pénombre à la lumière des projecteurs internationaux. La titulaire d’un BTS en audiovisuel voit clair dans son jeu. Qu’importe si elle affronte deux hommes le 25 novembre 2009 à Cotonou pour une victoire du Sénégalais Naby. Elle passe du statut de choriste déchue du groupe Korongo Jam, à tête d’affiche du Massao 2010.

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